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DES MEDAILLES COMME S'IL EN PLEUVAIT
La médaille avec le portrait de Napoléon |
Deux médailles ont rejoint les rayons de ma bibliothèque napoléonienne :
- La première arrive tout droit de Normandie et m'a été offerte par ma frangine. Elle est postérieure à 1821. Elle porte sur une face l'effigie du plus teigneux des Corses , avec l'inscription "Napoléon I Empereur " ; et sur l'autre face les inscriptions : "Campagnes de 1792 à 1815" et "A ses compagnons de gloire sa dernière pensée Ste Hélène 5 mai 1821"
- La seconde est incomplète. Il s'agit d'un aigle tournant la tête à gauche et tenant dans ses serres un cercle de feuilles de laurier dans lequel se trouvait le centre de la médaille, aujourd'hui disparu. Compte tenu des conditions dans lesquelles je l'ai dénichée (objets provenant d'une famille dans laquelle un officier de cavalerie a fait la guerre de 1870), je crois qu'il s'agit d'une médaille du second empire.
L'un d'entre vous pourrait-il m'en dire un peu plus ?
QUESTIONS DE DECOR
Voilà une proposition de décor envoyée par Grégory. Intéressant |
Merci pour vos réponses à mes interrogations fondamentales , mais pas définitives, sur la réalisation d'un décor, ô vénérables lecteurs de ce blog interrogatif.
Je connaissais déjà le coup de la serviette éponge que l'ignoble Yapudo pratique depuis belle lurette. Ce qui est d'un joli effet sur une table, et s'avère au demeurant fort utile quand on se met à jouer en sortant de sa douche par exemple.
J'ai également regardé avec attention la photo - que je reproduit ici - envoyée par Grégory Privat, et je me gratte l'occiput : est-ce du tissu travaillé à la bombe et sur lequel de la terre et des graviers ont été collés ? Si oui, comment ces éléments tiennent-ils, et avec quoi ont-ils été collés ?
En tout cas, l'effet est fort intéressant et de nature à séduire le VRP des méga tables que j'essaie avec acharnement de devenir.
Quand les frimas qui figent le Béarn se seront dissipés, et que mon hangar prendra une autre allure que celle d'un bac à glace, je tenterai aussi quelques essais avec des plaques de polistirène minces couvertes d'un papier peint épais travaillé avec une peinture cérusée, nuancé à la bombe et saupoudré de diverses saloperies ramassées autour de chez moi (argile, lichens de forêt, restes de squelette de touristes égarés etc...). Comme je l'avais déjà fait pour une colline dont je ne suis pas mécontent.
Car le papier peint, comme l'adversaire battu à plates coutures, présente aussi l'avantage de pouvoir être froissé. Hi,hi,hi .
PS : Un appel à l'aide m'a aussi été envoyé par un autre lecteur. Où trouver de la doc sur les Autrichiens de 1805 ? A vot' bon coeur...
LE PAPY BLINDE DE DIMITRI Y ETAIT
La prise du drapeau du 69e South Lincolnshire |
Tous les amateurs de napo ont sans doute recherché sur internet , ou ailleurs, si un de leurs ancètres n'avait pas fait le coup de feu, ou le coup de sabre sous les ordres du petit tondu .
Dimitri, qui m'a envoyé un mail perso, fait partie de ceux là.
Lui, son arrière, arrière, arrière, arrière puissance 10... papy chevauchait un solide canasson dans les rangs du 11 e régiment de cuirassiers à Waterloo. Respect.
Ce lecteur bloguesque et fouineur m'a demandé si j'avais des tuyaux sur ce régiment.
Du coup, je me suis plongé avec délectation dans un bouquin comprenant un récit de la charge des cavaliers de Kellerman (8e et 11e régiments, brigade Guiton), qui ont sauté sur le rable des Anglais, non pas à Waterloo, mais aux Quatre Bras.
C'est tout ce que j'ai sous la main en ce moment, avec certes une édition du 1815 de René Houssaye, mais dans laquelle j'ai un peu la flemme de refeuilleter. C'est le week-end. Je bulle grave.
Le bouquin, dont j'ai déjà parlé et dans lequel se trouve le récit s'intitule, "Les Quatre Bras" (ce qui est d'une logique imparable). Il est paru aux éditions Historic'one dans la série "Les batailles oubliées". Prix 20 €
Le récit figure entre les pages 73 et 81, mon cher Dimitri-le-cuirassé
On y apprend que, dès qu'il voit les cuirassiers déboucher par la chaussée de Charleroi, le maréchal Ney demande à Kellerman de charger. En lui disant : "Mon cher général, il s'agit du salut de la France. Il faut un effort extraordinaire. Prenez votre cavalerie, jetez vous au milieu des Anglais. Ecrasez-les. Passez leur sur le ventre".
Moi, j'aurais plutot résumé ça en disant : "Rentre z'y leur dans le lard, mon bourrin". Mais il est vrai que mon style est moins châtié.
Kellerman écoute, toutes ouies. Mais il renacle. Ses hommes sont , juge-t-il, trop peu nombreux.
"Chargez avec ce que vous avez. Passez leur sur le ventre. Je vous fais suivre par toute la cavalerie ici présente... Partez... Mais partez donc" insiste Ney, qui aurait fait un excellent chef de service dans une boite sarkozienne où l'on vous demande généralement de travailler plus avec moins de monde.
Les sbires métallisés de Kellerman avancent sur le plateau des Quatre Bras. Ils reçoivent en grimaçant une volée de bastos délivrée avec gourmandise par les 42e et 44e régiments d'infanterie anglais. Kellerman s'énerve et désigne la cible : le 69e South Lincoln .
Les gros talons du 8e , qui ouvre la marche, vont envoyer illico la moitié des hommes de cette unité au paradis des amateurs de cette remarquable gelée rose et gluante que l'on sert avec les petits pois et le haddock farci à la confiture de fraise dans tous les bons restaurants de Gainsborough.
Le drapeau du 69e est enlevé. Ca, c'est fait.
Par contre, désolé ô fier Dimitri, mais le 11e cuir ne parvient pas à entamer les rangs du 30e Cambridge . Y a aussi des jours où l'Anglais est retors .
La lutte devient sombre et ardente, comme dit Monsieur Victor (Hugo, bande de canassons !). Je vous passe les détails. Y a le bouquin pour ça.
Les cuirassiers de Kellerman, qui ont fait le plein de bastos ennemies et sont fusillés de tous côtés, décideront finalement de faire demi-tour pour aller boire une Chimay à Frasnes-lez-Gosselies, où les ambulances de l'armée française soignent, parait-il, les blessés à la bière brune.
C'est au cours de cette retraite que se déroulera le célèbre épisode de Kerllerman, démonté et pied foulé, courant en étant accroché aux étriers de deux cavaliers.
Au final, les cuirs français auront laissé 250 des leurs sur le tapis.
L'aïeul de Dimitri n'en faisait pas partie puisqu'il croisera le fer deux jours plus tard à Waterloo, dans la 2e brigade de cavalerie (division L'Héritier).
Un dur, j'en suis sur.
Y A QUE LES ANGLAIS POUR FAIRE CA (pour le moment)
Moi, des tables comme ça, ça me donne des palpitations |
Porca miseria, comme dirait le père Napo en marchant du pied droit dans une fiente de rifle anglais, ça cartonne en ce moment au boulot. Du coup, le blog reste silencieux et consterné. Mais quoi ! On va pas pleurer d'avoir du turbin.
Ces jours derniers, j'ai été esbaudi par un site anglais déniché par le révérend père Didier, prieur de la docte abbaye des Lanciers de la Garonne, célèbre lieu de recueillement et de fornication wargamesque ou se déroulent bon nombre de bastons.
Le site présente quelques buveurs de bière tiède disputant une méga bataille antique.
Ce ne sont pas tant les figurines qui m'ont fasciné que les décors. Car je réfléchis depuis des lustres à la manière de créer un décor solide - ET TRANSPORTABLE , c'est à dire casable à l'arrière d'une Yaris - qui aurait cette allure là.
Si vous avez des tuyaux ou des suggestions, braves gens, je vous recommanderai chaleureusement auprès du haut-état major impérial pour l'obtention de la Grande médaille du Géotrouvetout napoléonien, avec palmes en chocolat et grand cordon mordoré.
Le site anglais sur lesquel apparaissent les photos est le suivant
http://ilovewargameing.21.forumer.com/viewtopic.php?t=3254
T'AS LE BONJOUR DE SAINTE RITA !
Les Autrichiens déboulent du village |
Ce n'est pas un goulot d'étranglement qui va effrayer l'impitoyable général Vivian de Labelleoasis.
Aubergiste à ses heures perdues, ce sadique de la pire espèce est en effet passé maitre dans l'art d'ouvrir, fut-ce à grands coups de sabre, les boutanches les plus retorses.
Placé à la tête d'une division ostrogothe - c'est à dire autrichienne - ce stratège habitué à servir chaud les boulets en a fait une belle démonstration l'autre jour, en s'engouffrant avec ses troupes de part et d'autre d'un village;
Son objectif : aller chercher noise à l'illustrissime JP, alias Lafumée. Un ancien moinillon promu archevêque à la suite d'un exploit guerrier fumeux, mais très efficace, dont les lecteurs de ce blog se rappellent sans doute.
Belle manoeuvre que celle-là, ma foi. Labelloasis avait la rude tache de faire passer plusieurs bataillons dans un espace aussi étroit que le cerveau d'une contractuelle occupée à verbaliser l'automobiliste inconscient qui s'est garé à moins de 300 mètres de son carnet à souche. Et il y est presque parvenu, le bougre.
Hélas pour l'Ostrogoth, Lafumée, à qui on ne la fait pas, avait pris ses dispositions.
Ses bataillons en ordre serré s'appuyaient sur un bois solidement tenu par des tirailleurs, et ils n'attendaient qu'un ordre pour rentrer dans le lard viennois.
Levant un oeil torve sur la tornade blanche qui lui faisait face, le pieux prélat a donc décidé de charger en se fiant à ses baïonnettes, ainsi que - on est homme d'église ou on ne l'est pas - à la Sainte Providence.
En général, j'essaie de rester discret et modeste (hin, hin, hin). Mais faut bien reconnaitre que, ce jour là, la Providence, ce fut meszigues. Ou plus exactement l'un des nombreux dés que j'éprouve un malin plaisir à limer consciencieusement chaque soir après avoir dit mes prières à Sainte Rita, avocate des causes désespérées.
Par le plus grand des hasards, en effet, il se trouve qu'une de mes batteries d'artillerie se trouvait non loin de là, sur une colline. Et que, juste pour le fun, elle avait décidé de tirer un ch'ti boulet - son tout premier de la bataille - dans le gros tas appétissant d'Autrichiens qui s'agglutinaient ,à deux pas de là, sous les yeux éblouis de ses servants.
La pièce a fait feu. On a commencé les calculs pour savoir si le général autrichien qui se trouvait à côté des assaillants était touché. J'ai jeté le dé, et j'ai fait 6, donnerwetter und hildepute !
Un joli petit boulet de six livres est allé se loger délicatement dans l'occiput du bel Helmut von Achlaguerregrossmalheur qui commandait l'assaut teuton. Le pauv'gars s'en est pas relevé.
Du coup, ses acolytes ont pris un sacré pet au moral (Helmut était général de corps d'armée). Et la charge française lancée par Lafumée, avec déjà de bonnes chances de succès (il était à deux bataillons contre un) , s'en est trouvée encore plus ragaillardie.
Moralité : retraite autrichienne poursuivie par les grenadiers de Lafumée qui, entre deux crises de rigolade, se sont mis à entonner un Te Deum.
Tiens ! Ce soir, après avoir bu ma neuvième Chouf, faites moi penser à acheter une caisse de cierges. Rita mérite bien ça .
Lire les commentaires textes
L' aigle avec la couronne représente la médaille militaire du second empire.
Dans les laurier l' avers représentait le profil de Napoléon III et le revers portait la mention "valeur et discipline".
Elle était émaillé de bleu et le ruban était jaune et vert.
La première est "la médaille de St Hélène et de l'association des débris de l'armée impériale" donné par Napoléon III a tous les survivants des guerres de l' empire (décret de 1857).
Le ruban est vert foncé avec des ligne verticale rouge.
Pour l' aigle, je sais pas