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Des soldats de plomb, des copains ,et des batailles napoléoniennes

Des soldats de plomb, des copains ,et des batailles napoléoniennes

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Divertissement

 

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LES CUIRASSIERS DU 11e

Les premières couleurs sont posées. En attendant les ombrages
Les premières couleurs sont posées. En attendant les ombrages 

Un intermède entre deux récits de bataille : je suis en train de peindre le 11 e régiment de cuirassiers qui a combattu le 16 juin 1815 aux Quatre Bras, et deux jours plus tard à Waterloo.

Cette unité faisait partie de la brigade Guiton (corps de cavalerie commandé par Kellerman, comte de Valmy).

Elle était placée sous les ordres du colonel Courtier et comprenait 325 cavaliers aux Quatre Bras. Une bataille que je présenterai le 11 mars prochain au château de Pau sur une table de 4 mètres de long.

Comme on peut le remarquer sur la photo, les retroussis, les cols et les couvertures roulées derrière la selle ne sont pas rouges, mais jaunes : l'autre couleur adoptée par certains régiments de cuirassiers.

 

EN AVANT LA MOUJIK (avec l'aimable autorisation du commissaire San Antonio)

Les ruskofs, chauffés à la vodka, assaillent la colline Les Français, eux, se tâtent, se grattent. Bref, hésitent. Komsomolsk Hill, dans toute l'horreur de ses combats Un coup j'avance. Un coup je recule. Agaçant, mais payant "Viens z'y donc ! J'te chanterai Kakaline"

Les ruskofs, chauffés à la vodka, assaillent la colline
Les ruskofs, chauffés à la vodka, assaillent la colline 

Le féroce général Wladimir Illich Xavierovski, alias Jaiduruskof de Chezfrontrank pour les intimes, est un touche-à-tout.

Je ne parle pas de la détestable habitude qu'il a de fourrer les doigts dans les tréfonds de toutes les machines qu'il croise. Au risque, parfois, de s'en mordre les doigts (private joke).

Non, je fais - comme d'hab - finement allusion à sa capacité étonnante d'employer toutes les stratégies possibles et imaginables sur un champ de bataille : de la charge débridée au demi-tour effaré, du franc rentre-dedans au net recul "calculé à l'avance sur des positions préalablement établies" , comme le disent les militaires qui se sont fait mettre une rouste.

 Sa devise étant , dans ce dernier cas là,  : "Rigole, rigole, sombre piment... Tu perds rien pour attendre". Parce qu'il est comme ça, Wladimir Xavierovski : il n'oublie jamais un affront.

Bref, comme tous les imprévisibles, mieux vaut s'en méfier.

L'éminent JP de Lafumée, placé l'autre jour à la tête d'un corps d'armée français, a eu l'occasion de s'en apercevoir lorsque son adversaire ruskof a décidé d'occuper avec infanterie et cavalerie mêlées (une excellente formule , soit dit en passant) une colline sur laquelle le ch'ti père Napoléon avait pourtant jeté son dévolu.

Une fois au sommet, les moujiks ont décidé de reculer un peu, et d'attendre leurs adversaires derrière la ligne de crète. Avec un principe simple : le premier mangeur de camenbert qui pointe le bout de sa baïonnette, on le charge et on le transforme en bortch. Net et sans bavure comme une balle de commissaire politique tirée dans la nuque d'un troufion hésitant.

La tactique, quoi que peu conquérante, s'est avérée payante. Après s'être grattés , tâtés, et longuement interrogés, les Français sont restés au pied de Komsomolsk Hill. Et les Ruskofs, pintés graves à la vodka , ont pu tranquillement continuer leur sieste. Circulez, y a plus rien à voir.

Comme on le constatera par la suite, Lafumée se vengera sur des Autrichiens ayant eu l'outrecuidance de s'avancer sur son aile gauche. Et cette vengeance là, sera terrible. Faut jamais chatouiller le franchouillard quand il n'a pas eu sa dose de rouquin.

A suivre donc, avec, entre autres épisodes croquignolesques, le récit de la célèbre formule lancée par Tumeveumevla : "Je recule à droite, je recule à gauche, je retraite au centre. Excellent ! Tu vas prendre ta tannée".

Sans parler du 6 qui a tué le bel Helmut von Achlaguerreuhgrossmalheur, ni de la course folle du lièvre lagopède entre les pins des Landes.

 

DU COTE DES GRANDS FAUVES

Les deux tueurs côte à côte : une vision difficilement supportable Enragés, les Prussiens foncent dans le tas Le Monstre des Vergers s'interroge : je pique ou je tranche ? Les combats furent acharnés. Les généraux aussi En pleine mêlée.

Les deux tueurs côte à côte : une vision difficilement supportable
Les deux tueurs côte à côte : une vision difficilement supportable 

Dans les zoos, on met les scorpions et les mygales ensemble. Dans les quartiers de haute sécurité des prisons, on entasse les braqueurs les plus féroces . Dans les hopitaux psychiatriques, on réserve une aile pour  les psychopathes considérés comme extrèmement dangereux .

 Nous, on a décidé de mettre Michel, le monstre des vergers, et le terrible général Sébastien de Tumeveumevla, à l'autre bout de la table.

En spécialiste de la conduite des véhicules de plus de 12 tonnes, le premier jouait les Prussiens.

Pour honorer sa réputation de pervers polymorphe ,passé maitre dans le sado-maso, le second commandait un mélange ahurissant  de Girondins , de Polonais et de Bavarois. Une troupe incertaine et bourrée grave dont se dégageaient d'étranges effluves de lie de vin, d'alcool de pomme de terre et de houblon frelaté. Beeuarrrk ! Rien qu'à bouger les figurines, t'avais les doigts poisseux.

Le résultat ne s'est pas fait attendre. Teigneuses comme elles le sont, les troupes manoeuvrées par ces deux erreurs de la nature en sont venues aux mains dès le deuxième tour de jeu. Pourquoi attendre quand on peut hémoglobiner à foison ?

Le résultat fut surprenant : une sorte de mélange extrèmement complexe de partouze munichoise (on se roule à douze sur un tas de choucroute et on s'enfile à coups de saucisses molles) , de beuverie varsovienne (une fois les saucisses utilisées, on les trempe dans un verre vodka, et on se les met dans les narines) , et de kamasutra bordelais (si une saucisse vient par malheur à se casser, on la mange après l'avoir mouillée dans du Sauternes, pour mieux faire passer l'odeur).

Les Prussiens, cavalerie en tête, ont ouvert le bal en administrant une remarquable fessée à leurs homologues aquitains.  

L'infanterie polonaise a embrayé au pas de charge, en beuglant . Les Girondins, eux,  ont continé à picoler. Tandis que les Bavarois, bien planqués en seconde ligne derrière leurs tonneaux de bière, regardaient tout cela, l'oeil vitreux. Avec ce gros rire gras que l'on aime tant chez les Ostrogoths.

Au final, le dernier mot est resté aux Français.

Mais les deux mastars étaient contents. L'essentiel était assuré : quelques dizaines de kilos de tripes fraiches, finement travaillées à la baïonnette, jonchaient le champ de bataille.

En fait, sans cette insoutenable odeur de saucisse molle usagée flottant autour de leur coin de table, tout aurait été parfait.

 

 

 

POURQUOI VOIR PETIT QUAND ON PEUT VOIR ENORME ?

C'est nous qu'on a la plus longue. De table, hé banane ! Z'avez le bonjour de JJNAPO Vu de l'autre côté, ça donnait ça. La rivière sanglante. Elle a enquiquiné tout le monde. Les Autrichiens. Blancs au départ, verts à l'arrivée. Hé,hé,hé

C'est nous qu'on a la plus longue. De table, hé banane !
C'est nous qu'on a la plus longue. De table, hé banane ! 

On s'en souviendra de celle là. La méga baston des fondus du napo a été livrée avec rage, mitraille, fureur et quelques bonnes parties de rigolade, hier, de l'aube blafarde au glacial coucher du soleil.

Le scénario était d'une simplicité consternante. Des Russes, des Prussiens, des Autrichiens et des Suédois étaient venus astiquoter les Français sur leurs terres pendant que ces derniers tapaient une belote.

Lourde erreur ! Car il n'y a  rien de plus dangereux que de venir chatouiller le Gaulois quand c'est à lui de choisir l'atout.

Après quelques explications de gravure et moult empoignades , les hordes d'envahisseurs trubliones se sont retrouvées, pour les unes en slip, pour les autres en caleçon, ou pour d'autres encore en maillot de bain haché fin, fin,fin au boulet de canon à l'issue d'une pittoresque traversée de rivière.

"Veni, vidi, réduits en salimi, hi,hi,hi " comme résumerait Jules.

Rudes combats que ceux-là, tout de même.

 Le détail vous en sera donné avec délectation dans les jours qui viennent. Tout comme le récit effroyable des chansons entonnées (pardon , braillées, beuglées, écorniflées, lapidées, massacrées, hoquetées), micro en main, par les belligérants lors du karaoké infernal. Un dramatique épisode artistique qui a terminé cette journée sous l'oeil consterné de Maitre Vivian,  spécialiste béarno-basque de la vocalise et de la charge à la baïonnette.

Cerise sur le gâteau : le tout a été  arrosé de quelques bulles de champagne destinées à fêter mon âge canonique (ce qui est, somme toute, logique pour un amateur de napo).

Mais, trève de bavardages. Plantons d'abord en photos le décor de ce drame sordide.

Neuf mètres de long sur deux mètres dix de large.

Pas mal, non ? comme dirait Frankestein en tombant le bénard devant une gargouille .

 

LA BETE EST DE RETOUR

Vingt de d'chiu ! Les v'la, chef !
Vingt de d'chiu ! Les v'la, chef ! 

Comme avant chaque bataille, je viens de passer toute la nuit à genoux sur le sol glacé,  en train de réciter des pater, des noster, de revoir les listes d'armées et de siroter quelques Gueuze Lambic (on n'est pas non plus des sauvages).

Une fois encore, la Bête est de retour : une immense armée pustuleuse et mal intentionnée  d'Ostrogoths et de Suédois ivres a mis le pied sur le sol sacré de notre douce Aquitaine.

Va falloir la repousser, nom d'un ours en peluche !  Déjà, à l'horizon, des maisons incendiées flamboient, et les premiers cris des brebis outrageusement violées dans les coins sombres des  étables par une vile soldatesque nous déchirent les tympans. Mêêêêê.... " Y a pas de mais, sale bête ! " 

Toujours les mêmes qui rigolent, comme dirait une mamie en regardant sa petite fille sourire à tout un régiment de zouaves.

A l'assaut, les braves ! Faut qu'ça saigne !

Je vous raconterai bien sur. La honte au front, ou les lauriers sur l'oreille. Avec ma bonne foi habituelle. Hi,hi,hi.

 

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